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 LEXIQUE
CAPITAL INVESTISSEMENT

 

Le capital-investissement, une forme de Capital non coté ou Private equity, peut être défini comme l'entrée au capital de sociétés non cotées déjà existantes. Il est parfois assimilé à tort avec le capital-risque, qui limite ses interventions aux sociétés en création ou récemment créées.

Segments d'intervenants
Le capital-investissement se décompose en plusieurs segments aux caractéristiques suivantes :
Capital-risque : les investisseurs en capital-risque apportent du capital, ainsi que leurs réseaux et expériences à la création (on parlera alors de capital d'amorçage) et aux premières phases de développement d'entreprises innovantes ou de technologies considérées comme à fort potentiel de développement et de retour sur investissement. Le terme « risque » utilisé en France n'a pas d'équivalent dans les autres pays où l'on emploie le plus souvent le terme d'opportunité (Venture capital). Les quelques projets qui réussissent doivent plus que compenser les pertes en capital de ceux qui échouent.
Capital-développement : prolongement logique du capital-risque, le capital-développement concerne plus particulièrement les entreprises établies, avec un historique de comptes, une taille significative et positionnées sur des marchés existants. Le financement est utilisé pour la croissance interne ou externe de l'entreprise.
Capital-transmission : aussi connues sous le terme générique anglais de Buy-out, ces opérations consistent à acquérir une part du capital d'une société de manière à en transmettre la propriété. +Ces opérations peuvent être réalisées avec un recours plus ou moins important au financement par emprunts bancaires, à l'occasion desquels on parlera alors de rachats avec effet de levier, plus connus sous le nom anglais de LBO ou Leveraged buy-out.
Capital-retournement : les investisseurs en capital-retournement acquièrent généralement une part majoritaire du capital d'une société en difficulté financière, avec l'objectif de la redresser.

Historique et résultats    Vers le haut de la page
Cette activité d'investissement en capital, initialement développée par des entrepreneurs aux USA dans la Silicon Valley après la Seconde Guerre mondiale d'une part et dans les grandes universités américaines (Stanford, MIT, etc) d'autre part, s'est implantée en Europe dans les années 70 .
Depuis cette activité s'est développée par cycle, en fonction des aléas boursiers, de politiques fiscales incitatives et de la création de nouveaux outils et véhicules de placement pour stimuler et faciliter la collecte des fonds.
En France par exemple, la création des Fonds Commmuns de Placement à Risque (FCPR) dans les années 80 ou plus récemment la création en 1996 des Fonds Communs de Placement pour l'Innovation, FCPI, ont permis le développement de cette activité, qui reste toutefois moins importante qu'en Amérique du Nord.
Elle a essuyé les différentes crises économiques et particulièrement l'éclatement de la bulle Internet / Télécom, mais sa fonction, qui est essentielle pour les entreprises et rémunératrice sur longue période, garantit son avenir. Certaines études tendent à montrer que le capital-risque est favorable à la croissance économique et donc à la richesse des zones (exemple de la Silicon Valley) ou pays où cette activité de financement est largement présente, même si ces résultats économiques dépendent largement aussi des conditions économiques du moment.
On notera toutefois que le porteur doit être conscient, comme pour tout type de placements, certes des perspectives de gain, mais aussi du risque.
Au niveau des performances financières. Les plus-values réalisées peuvent être artificielles quand les fonds de capital-investissement se revendent des participations de gré à gré entre eux plutôt qu'en (ré)introduisant les actions sur des bourses où se confrontent une large offre et demande. La multiplication de telles opérations en circuit fermé pourrait de plus réduire la liquidité de ces marchés boursiers.
Au niveau des possibilités de revente de parts. Le porteur de parts doit parfois attendre que le fonds ait réussi des cessions de participation (ou trouvé de nouveaux porteurs) pour retrouver son argent. De plus, certains fonds tendent à s'endetter fortement pour créer un effet de levier financier qui peut également poser des problèmes de sortie.

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